Salarié · Guide
Comprendre ma prévision de fin de période
Savoir si des jours risquent d’être perdus, et pourquoi.
Mis à jour le 1er septembre 2026
La prévision de fin de période répond à une seule question : si je ne change rien, combien de jours me restera-t-il à la date limite ?
Ce que le calcul additionne
La prévision combine quatre éléments :
- les jours déjà acquis depuis le début de la période ;
- les jours qui seront encore acquis d'ici la fin de la période, à raison de 2,5 jours ouvrables (ou 2,08 jours ouvrés) par mois de travail effectif ;
- les jours déjà pris ;
- les jours réservés par les demandes en attente et validées à venir.
Exemple. Au 1er février, en jours ouvrables, un salarié a acquis 20 jours, en a pris 10, a une demande validée de 5 jours en avril. D'ici le 31 mai, il acquerra encore 4 × 2,5 = 10 jours. Sa prévision de fin de période est donc 20 + 10 − 10 − 5 = 15 jours restants au 31 mai.
Pourquoi c'est utile
Quinze jours restants à deux mois de l'échéance, c'est trois semaines de congés à caser dans un calendrier déjà rempli. La prévision sert précisément à voir venir : elle transforme une échéance abstraite en nombre de jours à poser.
Lire l'alerte
Trois niveaux sont affichés :
- Vert : la prévision est proche de zéro, votre planning absorbe vos droits.
- Orange : un reliquat significatif subsistera à l'échéance.
- Rouge : des jours seront perdus si vous ne posez rien, faute de report prévu.
Le passage en rouge dépend de la politique de report de votre entreprise. Certains accords autorisent le report d'une partie des jours ; d'autres appliquent strictement la perte. Voir report et date limite des congés et reliquats de congés : report, plafond et échéance.
Ce que la prévision ne sait pas
- Une absence longue à venir (maternité, arrêt) modifiera l'acquisition : les absences assimilées à du travail effectif continuent d'ouvrir des droits, les autres non.
- Un départ en cours de période arrête l'acquisition à la date de sortie ; les jours restants sont alors indemnisés.
- Les jours de fractionnement ne sont ajoutés qu'une fois les conditions réunies : ils peuvent améliorer votre solde en fin de période (les jours de fractionnement).
- Les jours d'ancienneté conventionnels apparaissent à la date d'anniversaire prévue par votre branche (fiches conventions).
Passer à l'action
Utilisez les conseils de placement et les ponts pour identifier les périodes où poser vos jours coûte le moins cher en jours décomptés, puis vérifiez le décompte exact avec le calculateur de congés payés.
Pour les administrateurs
La même logique, agrégée à l'échelle de l'entreprise, alimente le tableau d'atterrissage des congés : il montre le volume total de jours qui arrivera à échéance et les salariés les plus exposés.
Trois scénarios de lecture
Salarié entré en cours d'année. Embauché le 1er mars, il n'aura acquis que 3 × 2,5 = 7,5 jours au 31 mai. Sa prévision est faible : c'est normal, pas une anomalie (embauche en cours d'année).
Salarié à fort reliquat. Sa prévision inclut à la fois les reliquats de la période précédente, soumis à une échéance proche, et les droits en cours. Ce sont les reliquats qu'il faut poser en premier (reliquats de congés).
Salarié à temps partiel. Il acquiert autant de jours qu'un temps plein : sa prévision n'est pas proratisée (congés payés et temps partiel).
Convertir la prévision en semaines
Un solde projeté se lit plus facilement en semaines : divisez par 6 en jours ouvrables, par 5 en jours ouvrés. Quinze jours ouvrables restants représentent deux semaines et demie de vacances à caser — un ordre de grandeur bien plus parlant qu'un nombre de jours.
Fréquence de mise à jour
La prévision se recalcule à chaque événement : nouvelle demande, décision, annulation, régularisation de compteur, changement de mode de décompte. Elle reflète donc toujours l'état réel de vos droits, sans action de votre part.
Si la prévision paraît fausse
Vérifiez dans l'ordre : la date d'embauche de votre profil, le mode de décompte de l'entreprise (30 ouvrables ou 25 ouvrés désignent les mêmes vacances), et les demandes en attente qui réservent déjà des jours. Ces trois causes expliquent la quasi-totalité des écarts constatés.
